Retour au bercail !

J’ai bien roulé hier, peu de monde sur les départementales, un peu chaud, mais du beau temps. 
J’ai traversé de beaux petits villages. Croisé des paysages plats puis valonnés comme je les aime.

J’ai senti de belles odeurs d’été, entre forêts et champs de fleurs. Crié dans mon casque de bonheur. Doublé des tracteurs. Constaté que c’est la saison de moisson du blé. C’est marrant comme les sangliers aiment détruire ces champs d’ailleurs.

En somme, un vrai plaisir.

Au bout de 198 km, je me suis qu’il était temps de refaire le plein. J’ai donc fait un stop à Chablis.

Et c’est là que ça dérape : au moment de vouloir mettre la moto sur béquille pour la kicker, mon sac de selle a glissé derrière moi, faisant un poid en porte-à-faux du mauvais coté et la moto est tombée.

Ça m’est déjà arrivé, sans que ça ne pose de problème. Mais là en la relevant, le levier d’embrayage était cassé – en plus des deux clignotants gauche. Pas au niveau du point de casse habituel qui est sur l’extrémité. Non, sur l’axe même. Je pensais avoir pris un levier de frein de secours, que j’aurais pu bricolé, mais en fait non. Résultats des courses : impossible de repartir. 

Je me suis retrouvée toute con, à la station service de l’Intermarché de Chablis à 17h30, au bout de quelques centaines de kilomètres. La loose.

Heureusement, j’ai le droit à l’assistance. Le dépanneur a cherché Séraphine et j’ai été rapatriée à Paris par un ambulancier aux 1001 vies.

Aussi, mes super potes ont pu annuler la réservation de ma nuit d’hôtel alors que ma data buggait et étaient là pour m’entendre rire nerveusement.

Tout à l’heure j’ai consulté le site KEDO pour connaître le prix du levier. La lecture de la description du produit m’a laissé échapper un fou rire. 

« Pièce d’usure courante, à avoir sur soi impérativement lors d’une virée ou d’un voyage au long cours » – OKAY, C’EST NOTÉ !

Mon road trip est donc suspendu pour une dizaine de jours, le temps de m’évader vers l’ile de beauté et que je trouve une solution pour réparer Séraphine.

C’est le « karmab », mais je suis décidée : je la répare, et je re pars.

Allez bisous !

Marie-Aline Écrit par :

J'aime les deux roues et les internettes. UX Designer à Oscaro - Paris Bloggeuse cambouis mabetseraphine.fr

2 Comments

  1. jof
    juillet 9
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    bien désolé pour toi, mais ça te fais une expérience…la prochaine fois tu auras 2 leviers de frein, 2 d’embrayage, des câbles, des ampoules…et tu casseras un truc pas prévu….mais tu auras pris soins d’emporter des colliers colson, du fil de fer etc…et tu t’en sortiras….ça doit foutre les boules mais on attends la suite….

    • juillet 9
      Reply

      Peut-être que je vais devoir fabriquer une remorque pour transporter tout ça…

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